• Portraits de rêveurs argentins

    Hector – Puerto Iguazu - Argentine

     

    "Je suis né en 1979 à Puerto Iguazu près des chutes d’Iguazu. Mon rêve quand j'étais enfant était de devenir joueur de football professionnel. Pendant mon adolescence, je suis allé faire un essai au centre de formation du club Boca Junior à Buenos Aires. Au bout de deux mois, ils m’ont proposé un contrat de formation mais ma mère a voulu que je rentre à Puerto Iguazu pour que j’étudie. Ce fut une période difficile car c’était la fin de mon rêve ! A mon retour, je n’aimais pas l'école, alors à 17 ans, pour avoir un peu d’argent, j’ai commencé à travailler dans une société d'exportation. A cette époque, le tourisme était en plein essor à Iguazu. Mon père était l’un des premiers chauffeurs de taxi de la ville. A sa mort en 2000, j’ai repris le flambeau et je suis à mon tour devenu chauffeur de taxi. J’ai toujours eu un autre rêve, celui d'avoir une famille. A l’âge de 20 ans, j’ai eu mon premier enfant avec ma petite amie de l’époque qui avait seulement 14 ans. En réalité, nous ne nous attendions pas à être parent si jeune mais la naissance de mon fils m’a apporté beaucoup de joie. Avec sa mère, nous nous sommes séparés deux ans plus tard. Quelques années après, j'ai trouvé l'amour de ma vie avec qui je vis depuis treize ans. Elle s’appelle Jamila et nous avons une petite fille. La famille que nous formons tous les quatre est la réalisation de mon rêve. Depuis une semaine, mon fils de 17 ans est en essai à Boca Juniors, son rêve est de devenir footballeur professionnel. Pour l'avenir, mon rêve est de parcourir le monde avec ma famille. En Argentine, il n’y a pas beaucoup de gens qui voyagent, car cela coute très cher. Je voudrais découvrir un autre pays, une autre culture et découvrir la vie des gens, voilà pourquoi je me suis inscrit sur GuestToGuest depuis quelques jours."

    Efren – Puerto Iguazu - Argentine

     

    "Mes ancêtres vivaient dans la forêt de la chasse et de la pêche, iIs étaient en harmonie avec la nature mais avec l'expansion de la culture blanche, leur mode de vie a été bouleversé. Dans les années 80, la loi argentine a décrété que notre peuple n’avait plus le droit de plus vivre dans la forêt. Depuis nous avons été parqués dans des réserves. Je suis né ici en 1992 dans la communauté Iriapú près des chutes d’Iguaçu. Quand j’étais gamin je rêvais d’enseigner la culture Guarani aux plus jeunes comme le faisait mon grand-père. J'ai toujours adoré apprendre les détails de notre culture, nos rituels, nos traditions. Aujourd'hui, ce savoir s’est beaucoup perdu parce que notre communauté est proche de la ville et que nous n’avons plus beaucoup de contact avec la nature. Mais pour moi, c’est très important de préserver la culture de nos ancêtres !
    Un autre de mes rêves d’enfant était d’apprendre l’espagnol. Pour les Guaranis, il a toujours été difficile de parler castillan parce que nous sommes très timides, et nous avons peur de parler avec les blancs. Mais depuis très jeune, j’ai compris qu’il était important de parler cette langue pour défendre nos droits et faire en sorte qu’on ne profite pas de notre ignorance sur ce plan. De nos jours, il existe toujours une confrontation entre la culture Guarani et celle des blancs. Notre réserve s’étend sur 260 hectares, mais les blancs souhaitent utiliser notre terre pour développer le tourisme à Iguaçu. Il y a de nombreux hôtels qui se sont construits sur notre territoire, à leur arrivée, ces hôtels nous ont promis un emploi et l'accès à l'eau potable, mais depuis rien a changé. C’est pourquoi il est indispensable pour nous d’apprendre à parler castillan pour pouvoir faire valoir nos droits.
    Aujourd'hui, j'ai 24 ans et j’essaie de réaliser mon rêve d’enfant. Depuis 4 ans, je développe des programmes de tourisme éducatif pour aider les enfants de la communauté. L'idée est d'intéresser les enfants à la culture Guarani et à la langue espagnole à travers le tourisme. Nous avons ouvert les portes de la communauté aux blancs. Mon travail consiste à former les enfants afin qu'ils guident ces nouveaux visiteurs, leur parlent de notre culture et assurent leur sécurité. C’est un moyen de leur apprendre en même temps les bases de notre culture ainsi que la langue espagnole.
    Mon rêve pour l'avenir est de pourvoir aider les gens de la communauté, je suis convaincu que l'éducation est le seul moyen pour nous permettre de nous en sortir. Je voudrais parler aux politiciens blancs pour leur rappeler que la communauté Guarani existe et qu’il est important de nous aider. Les Guarani sont les premiers habitants de cette terre et il est indispensable de ne pas nous oublier."

    Avril – Puerto Iguazu - Argentine
     

    "J’ai huit ans, je suis née à Puerto Iguazu dans le nord de l'Argentine, une ville que j’aime beaucoup et où j’ai toute ma famille et mes amis. Mon rêve pour l'avenir est de devenir une célèbre patineuse artistique ! J’adore faire des tours de patin à roulette, j’ai commencé à patiner dans un club l'année dernière et depuis je ne peux plus m’arrêter. Quand je serai une grande patineuse, je pourrai voyager dans le monde entier et surtout faire voyager toute ma famille."

    Béatriz – Buenos Aires – Argentine
     

    "Comme toute ma famille, je suis née à Buenos Aires. Mon rêve quand j'étais petite fille était d'avoir des amis parce que je n’aimais pas être seule. Je suis la cadette de la famille, mes frères et sœurs ont quitté la maison quand j’étais encore jeune. Moi, j’ai fait des études dans le marketing. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai commencé à travailler dans la logistique pour plusieurs sociétés différentes. Cela m’a permis de beaucoup voyager à travers mon pays. Voyager, c’est quelque chose qui me rend heureuse, je connais par cœur toute l’Argentine, du Nord au Sud. J'aime la diversité des paysages, des montagnes de la Patagonie jusqu’aux Chutes d’Iguaçu. Mon coin préféré se trouve près des glaciers del Calafate au sud du pays. Je n'ai jamais eu la chance de voyager dans un autre pays, mais j’en rêve ! La situation économique est difficile en Argentine et le cours de notre monnaie ne nous permet pas d’aller à l’étranger. En ce moment, en plus de mon travail au bureau la semaine, j’aide mon fils qui est artisan à vendre ses créations sur le marché de San Telmo le week-end. Mon rêve pour l'avenir est d'être en bonne santé et de pouvoir profiter de ma famille le plus longtemps possible."

    Ramon – Buenos Aires – Argentine
     

    "Je suis né à Formosa, dans la campagne du nord de l'Argentine, mes parents étaient agriculteurs. Quand j'étais petit, mon rêve était de devenir joueur de football professionnel, j’y croyais vraiment jusqu’à mes 18 ans. Mais un jour je me suis rendu compte que ça n’était pas possible car je devais travailler pour aider mon père. J’ai toujours rêvé de vivre à Buenos Aires, alors à 31 ans, j’ai décidé de venir m’installer ici avec ma femme et mes deux enfants qui ont aujourd’hui 8 et 20 ans. J’ai rapidement trouvé un travail en tant que gardien d’immeuble et c’est ce que je fais depuis maintenant plus de 10 ans. Chaque jour qui passe, j’ai l’impression de réaliser des petits rêves et je me sens heureux de tout ce qui m’arrive. Pour l'avenir, ce qui me parait important, c’est d'être en bonne santé. Par dessus tout, je rêve que mes enfants fassent de belles études et qu’ils parviennent à grimper l’échelle sociale."

    Rosvald – Buenos Aires – Argentine 
     

    "Depuis tout petit, mon rêve était de danser le tango à Buenos Aires, la ville où j’ai grandi. Le tango, c’est comme un sentiment qui se danse ! J’ai rencontré ma femme il y a 37 ans lors d’une fête de tango dans le quartier de Matarero. Je l’ai invité à danser et depuis nous avons eu deux enfants et quatre petits-enfants. J’adore le tango, c’est la seule danse qui te permet d’offrir ton cœur à une femme que tu ne connais pas encore. Mon rêve pour l’avenir c’est d’être en bonne santé pour qu’avec ma femme nous continuions à danser pendant de nombreuses années."

    Victoria - Buenos Aires - Argentine
     

    "J'ai grandi dans le quartier de Recoleta à Buenos Aires où j’ai étudié dans une école catholique privée réservée aux filles. Ensuite je suis allée à l'université où je me suis spécialisée dans le commerce. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai choisi ce domaine, je pense que c'est parce que mon père m'a influencée, il voulait que j'étudie dans la même université que lui. Après avoir obtenu mon diplôme, j'ai travaillé 5 ans dans une entreprise argentine mais je n'arrivais pas à trouver le sens de ce que je faisais. Alors à l'âge de 27 ans j'ai décidé de démissionner, à ce moment là mon rêve était de voyager, donc je suis partie autour du monde pendant une année avec des amis, c'était un moment de ma vie incroyable ! À mon retour, je n'avais qu'une seule envie c'était de repartir… Après 4 nouvelles années à travailler à Buenos Aires afin d'économiser de l'argent je suis partie découvrir l'Amérique du Sud et l'Europe. Cette fois-ci je voulais prendre mon temps et apprécier mon voyage. Quand je voyage je me sens définitivement heureuse et en vie!
    J'ai maintenant 37 ans, je travaille pour une entreprise qui fait visiter Buenos Aires aux touristes et je me rémunère aux pourboires. Ma famille et mes amis pensent que je suis folle mais moi j'adore ce que je fais car cela me permet de rencontrer des personnes du monde entier et de vivre de ma passion du voyage.
    Mon rêve pour le futur est de continuer à pouvoir voyager mais d'une autre manière. Fini les grands voyages, je souhaite simplement pouvoir partir en vacances, car j'ai maintenant un copain et mon nouveau rêve est d’avoir des enfants."

    Nestor – Buenos Aires – Argentine
     

    "Quand j'étais enfant mon rêve était d’être pilote automobile, j’ai toujours aimé les voitures et la mécanique. Je suis né dans un village à 600 kilomètres de Buenos Aires, mon père était officier dans l'armée. Lorsque j’avais 13 ans, il a été transféré et nous avons déménagé à Buenos Aires. J’ai fait des études à l’université, puis j’ai réalisé mon rêve de vivre en Europe, je suis resté 8 ans en Espagne. Je vendais des voitures. A mon retour en Argentine, j’ai tour à tour été chauffeur de bus, chauffeur de camion puis chauffeur de taxi. J’ai toujours travaillé près d’un moteur, c’est ça qui me rendait heureux ! Maintenant j'ai 62 ans, il me reste encore trois années de travail avant de pouvoir prendre ma retraite mais à mon âge, les entreprises ne me donnent pas de travail, alors je fais de l’intérim dans la sécurité. Je suis consciente que mes meilleures années sont derrières moi, alors je n’ai pas de grands rêves pour le futur ! Je veux simplement être un gars tranquille, faire des choses simples qui pour certains peuvent paraître insignifiantes. Ce qui me rend heureux par exemple, c’est de partager un maté avec des amis. Lorsque je ne serai plus là, j’aimerais que les gens se disent que j’étais une bonne personne et qu’ils étaient contents de me connaitre, c’est ça qui est important pour moi !"

    Matias – Buenos Aires – Argentine
     

    "Mon rêve d’enfant, je crois que c’est le même que celui d’aujourd'hui : être heureux ! J’ai toujours couru après le bonheur et j’avais beaucoup de rêves différents quand j’étais petit. Ma famille vient de Banfield, une petite ville de la Province de Buenos Aires. Mon père est entrepreneur et ma mère s’occupait de moi et mon frère à la maison. Un jour lorsque j’avais 19 ans, un de mes voisins m’a proposé de m’occuper de son jardin, je m’en suis plutôt bien sorti alors un autre voisin m’a demandé de faire la même chose et c’est comme ça que je suis devenu jardinier ! Cela fait maintenant 9 ans que je fais ça, j'aime m’occuper des jardins car ça me libère l'esprit et ça m’apaise. Mon activité s’est bien développée, j’ai beaucoup de clients récurrents, ce qui m’a permis d’économiser de l’argent pour pouvoir voyager au Brésil, un autre de mes rêves. A l'avenir, je rêve de créer ma propre entreprise et d’embaucher des employés qui travailleront avec moi. J’ai aussi envie de voyager pour découvrir autre chose et sortir de ma zone de confort."

    Maria Cristina - Buenos Aires - Argentine
     

    "Mon rêve lorsque j’étais enfant était d’être actrice, je ne l’ai jamais été mais je suis devenue enseignante et pour cela il faut être une grande actrice ! Je suis née dans la province de Cordoba, mon père était médecin et a dédié sa vie à la santé publique des plus pauvres. Quand j'avais 6 ans, nous sommes allés vivre à Tartajal, une province de l’Argentine près de la Bolivie où il y a beaucoup de pauvreté. Mon père voulait y aider les personnes qui y vivaient. Durant cette époque, j’ai pris conscience de la situation très difficile de certains argentins. J’ai alors commencé à avoir un nouveau rêve, celui de contribuer à sortir les gens de la pauvreté ! Lorsque j’ai eu 18 ans, nous sommes allés vivre à Buenos Aires, la ville où était née ma mère. Là, j'ai étudié la sociologie à l'université, puis j’ai commencé à travailler en tant que professeure à l’université. J'aime beaucoup être enseignante, ça me permet de réaliser mon rêve d’enfant en montant sur scène ! Je me suis mariée lorsque j'avais 30 ans, et j’ai eu 2 fils, Facundo qui a maintenant 35 ans et qui a étudié la philosophie et Luciano qui a maintenant 32 ans et qui a étudié la psychologie. Mon mari est décédé en 2000. Après sa mort, avec mes enfants, nous avons créé une entreprise pour réaliser mon rêve d’aider les plus pauvres. Il s’agit d’une entreprise sociale de nettoyage qui permet de donner des emplois aux personnes dans le besoin. La quasi-totalité de nos 60 employés sortent d’une situation économique très difficile. Aujourd’hui, je suis sensée être à la retraite depuis 10 ans, mais je continue d'enseigner et surtout de travailler dans l'entreprise familiale. Je travaille dur, sept jours sur sept pour réaliser mon rêve d’aider les plus pauvres même si la situation économique de l’Argentine est toujours très compliquée et qu’il y a de plus en plus de gens dans le besoin. Pour l’avenir, mon rêve est de voyager et de découvrir d'autres cultures car c’est ce qui m’a toujours passionnée en tant que sociologue."

    Somen – Ushuaia - Argentine
     

    "Quand j'étais enfant mon rêve était de vivre deux fois parce que je pensais qu’une seule vie n’était pas suffisante ! J'ai grandi dans un petit village indien près de Calcutta dans une famille de classe moyenne qui m’a donné beaucoup d'amour. Lorsque j'avais 14 ans, j'ai lu un article sur le VIH et cela a beaucoup attiré mon attention. Puis je suis devenu activiste afin de lutter contre ce fléau. En 2004 j'avais 20 ans, je voulais essayer quelque chose de différent pour combattre le sida, j'ai donc commencé un voyage à travers l'Inde pour sensibiliser les jeunes à ce sujet. Après 2 ans de voyage, j'ai été reçu par le premier ministre indien, et je lui ai demandé de m'écrire une lettre de recommandation pour m’aider à voyager à travers le monde. J'ai ensuite quitté l'Inde en 2006 pour un long voyage en vélo dans les 191 pays du monde qui s’achèvera en 2020. Ca fait maintenant 11 ans que je suis parti sans jamais retourner en Inde. Je me suis rendu dans 126 pays où j'ai rencontré plus de 40 présidents et de nombreux ministres de la santé. Partout où je passe, je rencontre également les organisations qui luttent contre le VIH. Je suis actuellement à Ushuaia et mon objectif est de remonter le continent américain jusqu’en Alaska d’ici à 2020. Le voyage fait partie de la culture indienne, il est dans notre sang mais ce n'est pas mon rêve. Mon rêve est toujours de vivre deux fois. En faisant ce que je fais, j’ai l’impression de réaliser ce rêve. J'ai compris de ce monde, qu’on n’a pas besoin de savoir quoi que ce soit pour faire quelque chose, pas besoin de plans pendant des années pour se mettre en mouvement. Mon rêve pour l’après 2020 est de construire un village global en Inde. Ce village aura un centre de soins pour les personnes atteintes du VIH et réunira des personnes du monde entier. Tous ceux qui vivront dans le village se rassembleront autour de la philosophie, la vie est trop courte, il vaut mieux vivre deux fois qu’une."

    Stella – Ushuaia - Argentine
     

    "Je m’appelle Stella, mais à Ushuaia tous mes amis m’appellent Chula ! Je suis née dans la province de Buenos Aires, mon père était militaire et ma mère s’occupait de mes quatre frères, de ma sœur jumelle et moi. Je ne me souviens pas de mon rêve de petite fille, je me rappelle seulement que je voulais aller tous les jours à la piscine. J'ai toujours aimé faire du sport, c’était surement ça mon rêve : être sportive ! A l’adolescence, mon rêve était de profiter pleinement de la vie car a la maison l’éducation était très stricte. À 19 ans, j’ai quitté le domicile familial pour aller vivre en pension. Ensuite, j'ai étudié l'éducation physique parce que j’adorais vraiment faire du sport. J’étais la première de toute ma famille à faire des études. A la fin de mes études, je voulais avoir une vie tranquille, alors j’ai déménagé à Ushuaia, c’était en février 1987. A l’époque, Ushuaia était une ville où il n’y avait pas beaucoup de monde et elle n’était pas connue des touristes. Quand je suis arrivée, je suis devenue professeure d'éducation physique pour les enfants de primaire et de maternelle. J'ai toujours aimé ce travail car j’adore les enfants. Ici, j’ai été mariée pendant 11 ans, et j’ai eu deux fils, le plus grand a 23 ans et le second 16 ans. Désormais, je profite de ma retraite, je vais tous les jours à la piscine comme lorsque j’étais petite, je sors avec mes amis pour manger des asados, je voyage à travers le monde quand je le peux. L'année dernière, j’ai commencé à recevoir des touristes chez moi, c’est une expérience formidable, ça me permet de découvrir d’autres cultures et d'apprendre d'autres langues. C’est pour cela que je me suis inscrite depuis peu sur GuestToGuest. Aujourd’hui Ushuaia s’est bien développée, mais ça reste une ville qui fonctionne comme un petit village et j'aime vraiment la vie ici, proche de la nature et de mes amis. Mon rêve pour l'avenir est que mes enfants aient une bonne vie, qu’ils s’en sortent du mieux possible, c’est ça le plus important pour moi aujourd’hui !"

    Luis Sebastian – Ushuaia - Argentine
     

    "Lorsque j’étais enfant, j'aimais beaucoup le dessin. Alors j'ai décidé d’étudier l'architecture et le dessin technique dans ma ville natale à Cordoba. Ensuite, j’ai fait pas mal de petits boulots dans des choses très différentes, l'électricité, l'installation d'alarme, la réparation d’ordinateur à domicile mais mon rêve ça a toujours été d’être photographe professionnel. La photographie a toujours été ma passion mais j’ai vraiment commencé à faire de la photo lorsque j’avais 22 ans quand les premiers appareils numériques sont sortis. En 2009, avec ma petite amie de l’époque, nous avons déménagé à Ushuaia à la recherche de nouvelles opportunités. J’ai été attiré par la beauté des paysages et par les superbes photos qu’on peut y faire. Là aussi, j’ai fait pas mal de boulots différents et aujourd'hui, je travaille dans la logistique mais mon rêve est toujours d’être photographe professionnel. Alors j’ai développé ma propre activité de photographe. Pour l’instant, je ne peux pas vivre de la photo mais j’ai pu au fur et à mesure acquérir un équipement professionnel. Mon rêve pour l'avenir est de me consacrer à plein temps à la photographie. J’aimerais donner des cours et être photographe freelance pour pouvoir voyager à travers le monde."

    Nazareno - Junin de los andes - Argentine
     

    "Je suis né dans un tout petit village à la campagne, mon père avait une ferme avec de nombreux animaux. Lorsque j'étais petit j'adorais passer du temps avec ces animaux, j'aimais surtout travailler auprès des chevaux. Désormais mon père travaille dans une entreprise pétrolière afin que mes frères et moi puissions étudier. Je suis actuellement en première à l'école San Ignacio où j'étudie l'agriculture. Mon rêve pour l'avenir serait de devenir vétérinaire pour travailler avec les animaux, c'est ça qui me rendrait vraiment heureux."

    Celestino - Junin de los andes - Argentine
     

    "J'ai grandi à la ferme avec mes parents et mes deux grands frères. J'ai toujours admiré mon père, quand j'étais petit je voulais absolument lui ressembler et apprendre tout ce qu'il savait. J'ai toujours aidé mes parents à la ferme pour produire de la viande, du vin, du miel et je trouve ça passionnant. Mon rêve depuis que je suis enfant est de devenir mécanicien pour pouvoir réparer les tracteurs. En ce moment, je suis en première au lycée agricole San Ignacio. Lorsque je serai diplômé, mon rêve sera alors d'étudier pour devenir mécanicien. Plus tard, j'aimerais vraiment exercer ce métier et aider mon père et mes frères à la ferme."

    Tomas – San Martin de los Andes - Argentine

     

    "J'ai toujours été préoccupé par le temps qui passe, enfant je rêvais de contrôler le temps car je pensais qu'en le maîtrisant on pouvait être heureux à chaque instant. En fait, j'ai compris après que ce qui est important c'est de vraiment choisir ce qu'on fait du temps qu'on a sur terre. Je suis né à Buenos Aires, mon père était ingénieur et ma mère femme au foyer. J'ai commencé à jouer au rugby à 10 ans, ça a toujours été ma grande passion. A l'université, j'ai étudié le génie civil pendant 6 ans. A 21 ans, j'ai commencé à être sélectionné pour jouer pour l'équipe nationale d'Argentine de rugby, les Pumas. En Argentine le rugby n'est pas un sport professionnel, alors en plus de la sélection j'ai également commencé à exercer comme ingénieur. Et puis les années sont passées, avec la sélection j'ai voyagé en Europe, en Australie, en Afrique du Sud pendant 9 ans, j'étais par ailleurs un ingénieur reconnu, j'ai participé à la construction d'édifice... J'avais ainsi une certaine reconnaissance sociale, une bonne situation économique mais il me manquait quelque chose pour être heureux, j'avais toujours l'impression de courir après le temps. Je voyais ma vie défiler devant moi sans être capable d'intervenir. Alors j'ai commencé à me questionner et à regarder du côté de la religion. J'avais 30 ans et je venais de rencontrer ma femme. Et puis en 1998 nous avons décidé de tout quitter, le rugby, mon métier et Buenos Aires pour aller vivre à San Martin de los Andes, une petite ville de la Patagonie Argentine. Je suis venu ici pour changer de mode de vie et profiter intensément de chaque instant de ma vie. Nous avons eu deux filles fantastiques qui sont ce qui m'est arrivé de plus beau dans ma vie. Nous avons entrepris de nombreux projets, nous avons eu un restaurant de montagne, une entreprise de construction, une agence de tourisme, mais avant tout nous avons profité de la vie au plus près de la nature. Nous avons gagné une qualité de vie incroyable ! Je pouvais déjeuner tous les jours avec mes filles, aller au bureau à pied et faire du kayak tous les jours sur le lac. Un jour, une vieille connaissance professionnelle de Buenos Aires s'est retrouvée par hasard dans notre restaurant. Lui avait très bien réussi, il était à la tête d'une affaire qui employait plus de 500 personnes mais lorsque nous avons discuté il m'a dit qu'il m'enviait, moi le petit entrepreneur de San Martín. Si je devais choisir de nouveau entre ma vie de Buenos Aires et celle de San Martín, je ferais le même choix sans hésiter. Dans la vie, il y a plusieurs chemins possibles et chaque décision qu'on prend peut nous amener à un endroit différent. Pour l'avenir je ne sais pas si j'ai un rêve mais j'ai une aspiration, celle d'être heureux en étant une plateforme de développement pour mes filles et en faisant les choses qui ont de l'importance pour moi."

    Candella - Junin de los Andes - Argentine
     

    "Je suis née en 2007 à San Martin de los Andes à 40 kilomètres de Junin de los Andes une petite ville du sud de l’Argentine. Depuis que mon papa et ma maman sont allés à Paris en 2012, je rêve de monter en haut de la tour Eiffel pour pouvoir toucher les nuages. En ce moment, je suis élève à l’école primaire du village et j’adore ça. Quand je serai grande, je rêve d’être un grand chef comme ma maman parce que j’adore cuisiner. Ma spécialité c’est les desserts argentins que j’ai appris à faire avec mon papa."

    Yago - Junin de los Andes - Argentine
     

    "Quand j’étais petit mon rêve était de pouvoir aider tous les animaux qui sont dans la rue parce que ça me faisait beaucoup de peine de les voir seuls. J’ai toujours beaucoup aimé les animaux, que ce soit les animaux domestiques, les animaux d’élevage ou les animaux sauvages. A la maison, j’ai 3 chiens et 2 chats. En ce moment, j’étudie au lycée agrotechnique de Junin de los Andes, j’adore cela car en plus des matières traditionnelles nous apprenons à nous occuper des animaux. Aujourd'hui, j’ai réalisé un des mes rêves : j’ai conduit un tracteur pour la première fois de ma vie. Mon rêve pour l’avenir est de devenir véterinaire et d’aller vivre en Espagne, là où vit une grande partie de ma famille. Pour réaliser ce rêve, il me faut encore étudier pendant au moins neuf ans mais je me sens prêt pour cela car j’y tiens vraiment !"

    Jezabel - Junin de los Andes - Argentine

     

    "Je suis née à San Carlos de Bariloche mais j’ai toujours vécu à Junin de los Andes, un petit village de la Patagonie Argentine. Lorsque j’étais adolescente je rêvais d’être chef professionnel, alors j’ai décidé d’étudier la cuisine après le lycée. J’ai été diplômée en restauration en 2004 à l’âge de 23 ans, j'ai alors commencé à travailler comme commis de cuisine dans un restaurant. Puis en 2005 avec mon mari, nous avons acheté le fond de commerce d’une pizzeria que nous avons eu pendant deux ans. C’était comme un rêve pour nous mais nous avons dû le vendre rapidement pour des raisons économiques. J’ai ensuite commencé à travailler dans la fonction publique pour subvenir aux besoins de la famille. Parfois je donnais des cours de gastronomie pour les adultes mais ça n’a jamais été ma mission principale. Alors en 2010, j’ai décidé de m’engager dans une association qui lutte contre les problèmes de malnutrition pour les jeunes qui vivent à la campagne. J’aide les mamans à cuisiner des produits sains avec ce qu’elles ont dans des zones difficiles car très isolées. J’ai été confrontée à des situations difficiles et c’est pour ça que depuis quelques années je rêvais de me former dans le domaine social pour savoir comment les gérer. L’année dernière j’ai donc décidé, en plus de mon travail, de ma vie de famille et de mon engagement dans l’association, de suivre une formation de trois ans dans le domaine de l’éducation. Je parcours 400 kilomètres deux jours par mois pour suivre cette formation. Lorsque j’ai pris cette décision, ce fut difficile car n’est pas toujours facile d’être sur tous les fronts mais c’était très important pour moi. Mon rêve pour l'avenir est de terminer cette formation et de poursuivre mon engagement avec mon association. Par ailleurs, avec mon mari, nous rêvons d'ouvrir notre propre restaurant adossé à notre maison dans les prochaines années. Enfin, ce qui est depuis quelques années important pour moi c’est de pouvoir voyager pour découvrir d’autres cultures et m’ouvrir sur le monde, c’est pour ça que j’ai rejoint GuestToGuest."

    Nicolas et Rosa - San Carlos de Bariloche - Argentine

     

    "Avec Rosa ma femme, nous nous sommes mariés en 1984, nous avions la trentaine et vivions à Buenos Aires où nous sommes nés. Je travaillais dans l’analyse de risque financier dans une banque et Rosa était dans la programmation informatique. Après notre mariage, nous avons fait deux enfants. En 1992, Rosa rêvait de quitter Buenos Aires pour le calme de la Patagonie, moi j’étais un peu plus réticent. Nous avons alors tiré à pile ou face et quelques mois plus tard nous nous installions à Bariloche. C’est un lieu extraordinaire au bord du lac et près des montagnes qui à l’époque ne comptait pas plus de dix milles habitants. J’ai d’abord travaillé dans la partie financière d’une entreprise de construction avant de rejoindre à nouveau une banque. En 2000 j’ai été muté à Buenos Aires, alors avec toute la famille nous avons quitté Bariloche pour retourner vivres dans la capitale. Pour Rosa et les enfants, c’était assez dur de s’adapter à nouveau à la vie en ville. Mais en 2001 tout a basculé avec la violente crise économique qu’a connue l’Argentine. Je me suis retrouvé sans emploi du jour au lendemain alors nous sommes retournés vivre à Bariloche où j’ai rapidement retrouvé un emploi. Au début, nous étions obligés de faire du troc pour pouvoir survivre. Notre maison a perdu quasiment toute sa valeur mais nous avons décidé de la vendre pour investir le capital dans un nouveau projet. Nous avons acheté une grande maison à rénover où il y avait la place pour construire plusieurs petits appartements indépendants. C’était l’époque où le tourisme se développait dans la ville et nous nous sommes dit que nous pourrions recevoir des touristes. Nous avons commencé avec deux appartements et aujourd’hui nous en avons six à disposition des voyageurs. Il en manque plus que deux et notre maison sera terminée. Rosa a pris sa retraite il y a un an, elle s’occupe de la location de nos petits appartements. Moi je travaille toujours dans un bureau financier pour qu’on puisse financer les travaux de la maison. Désormais, ma femme rêve de voyager et de découvrir le monde, elle a toujours aimé cela depuis qu’elle a vécu deux ans en France à la fin des années 70. Moi je rêve surtout de terminer la maison et de définitivement tourner la page de la crise économique en Argentine en ayant une plus grande stabilité politique."

    Marcelo - San Salvador de Jujuy - Argentine

     

    "Je suis né à San Salvador de Jujuy en Argentine, dans la dernière province au Nord avant la Bolivie. Comme de nombreuses personnes de la région j'ai des origines boliviennes. Lorsque j'étais enfant mon rêve était d'être comme mon père, une personne forte, gentille et très travailleuse, il était chauffeur de camion. Mon père m'a inculqué beaucoup de valeurs. À l'université de Cordoba, j'ai étudié le commerce extérieur parce que je pensais que c'était un moyen pour découvrir le monde. J'ai toujours rêvé de voir du pays pour découvrir d'autres réalités. J'ai été diplômé en 2002, mais à cause des conséquences de la crise économique de 2001 en Argentine, je n'ai pas trouvé de travail dans mon domaine. Alors j'ai décidé de faire comme mon père en devenant chauffeur de camion. Ca va maintenant faire 15 ans que je fais ce travail. Je l'aime beaucoup parce qu'il me permet de voyager. Je connais les routes de mon pays mais aussi de la Bolivie, du Chili, du Paraguay, du Brésil et de l'Uruguay. Être au volant de mon camion, c'est quelque chose qui m'apaise l'esprit et me nourrit l'âme. Désormais, je travaille pour une entreprise de transports de carburant et je livre chaque jour du combustible dans un village de 600 habitants très isolé, sans ce ravitaillement les habitants ne peuvent pas se déplacer, je trouve cela très valorisant. Mais cette liberté a un prix, et il est difficile d'être en couple à cause de ce travail qui est très solitaire. Il y a 2 ans, à mes 40 ans, j'ai eu une petite fille, Maria-Helena, c'est l'amour de ma vie, le plus beau cadeau que dieu m'a fait. Elle a changé dans ma vie, ma façon de penser, maintenant quand je prends la route je ne pense qu'à elle et je veux revenir à la maison pour la voir le plus rapidement possible. En fait, je crois que je réalise mon rêve d'enfance d'être comme mon père, je vois le monde différemment depuis la naissance de Maria-Elena. Je suis conscient que le monde n'est pas parfait mais je suis persuadé qu'on peut tous faire quelque chose pour l'améliorer à son niveau. Pour ma part je tache de prendre soin de ma fille et d'être le meilleur des papas possible. Mon rêve pour l'avenir est de vivre en paix avec ma fille et qu'elle ait un bon avenir. C'est pour cela que je travaille tous les jours de ma vie pour qu'elle puisse étudier et vivre dans de bonnes conditions."

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