• Portraits de rêveurs brésiliens

    Fabio - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Quand j'étais enfant, je vivais sur une île de Rio de Janeiro, mon père était avocat. Là-bas, j'avais l'habitude de pêcher, de plonger, et de faire beaucoup de choses en lien avec l'océan. Mon rêve à cette époque était de devenir commandant d'un bateau pour voyager à travers le monde. Mais j'ai fait des études pour devenir ingénieur en chimie et j'ai commencé comme stagiaire chez Exon Mobile, la plus grande compagnie pétrolière du monde. J'ai travaillé à de nombreux postes dans cette entreprise à travers le Brésil. J'ai grimpé les échelons jusqu'à devenir le PDG d'Exon Mobile au Brésil. À un moment donné de ma vie, je possédais un bateau, c'était l'accomplissement de mon rêve.
    J'ai pris ma retraite en 2011, j'ai toujours pensé qu'à la fin de ma carrière professionnelle j'allais vendre des bateaux mais maintenant je veux juste découvrir le monde avec ma femme, Clarinha. Je l'ai rencontrée il y a 3 ans sur Internet. Nous avons décidé de voyager parce que nous voulons être en contact avec des gens partout dans le monde. J'utilise GuestToGuest pour voyager car cela me permet d'entrer en contact avec des locaux et d'économiser de l'argent pour voyager. Nous avons utilisé le service à Paris et avons accueilli quelqu'un de Nice avec qui nous avons eu un dîner merveilleux en France.
    Aujourd'hui, j'ai 65 ans, mon rêve pour l'avenir est de continuer à profiter de la vie, être en contact avec la mer et voyager avec ma femme."

    Regina - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Je n’ai jamais connu mes parents biologiques, ils m’ont abandonnée à ma naissance. J'ai été élevée par une dame qui vivait dans une ferme, dans l'état de Rio de Janeiro. Quand j'étais petite, je rêvais d'étudier, de parler des langues étrangères et de voyager. Mais malheureusement ce n'était pas possible pour moi ! Dans la famille où j’ai été recueillie, je n’avais pas le droit d'étudier, j'étais juste là pour cuisiner et nettoyer la maison. J'étais encore une petite fille mais je devais déjà m'occuper d'autres enfants. Quand j’ai eu neuf ans, j'ai vraiment commencé à travailler, la dame qui m'a élevée m’a trouvé un emploi mais elle gardait l’argent pour elle. Un jour, j’ai fui cette maison car j’ai fait brûler un plat dans la cuisine et j’avais peur d’être battue. Une femme m'a alors proposé de vivre et de travailler pour elle, je m'occupais des enfants et de la maison. Malheureusement, j'ai de nouveau souffert des coups de mes patrons. A l’âge adulte, j’ai travaillé pour le consul général d'Allemagne à Rio de Janeiro et sa femme et ils m'ont invité à vivre avec eux en Angola où j’y ai passé une année. Cette période a été une phase de ma vie dont je suis fière et qui m’a beaucoup rendue heureuse. J’ai fait beaucoup de rencontres et je fréquentais des restaurants où normalement les noirs ne pouvaient pas entrer. En 1975, à cause de la guerre civile en Angola, nous avons dû quitter le pays. A mon retour, j’avais plus de 30 ans et je rêvais de m’acheter une maison mais je n’avais pas l’argent nécessaire. J’ai donc loué une chambre mais j’ai été jetée dehors au bout de quelques mois. Cette histoire m’a rendue très triste et quand ma patronne m’a vu pleurer elle a décidé de m’aider à m’acheter une maison, j’ai réussi à la rembourser au bout de quelques années de travail. A 40 ans, j’ai commencé à travailler au théâtre de Rio où j’étais femme à tout faire, j’aidais les acteurs à s’habiller, je nettoyais le théâtre et je leur rendais service dès que je pouvais. J’aimais ce métier mais comme je n‘avais pas de diplôme je n’ai pas pu continuer.
    Quand je travaillais et vivais dans des familles, les règles étaient très strictes, je n’avais pas le droit de fréquenter un homme, donc aujourd’hui je ne me suis pas mariée, même si j'ai eu des petits amis. Je n’ai jamais été maman, mais j'ai élevé des enfants de plusieurs personnes avec qui j’ai entretenu des liens très forts. Je suis aussi marraines de trois enfants que j'aide de différentes façons, je me sens responsable de ces jeunes. J’ai aujourd’hui 68 ans. J’ai pris ma retraite à 60 ans mais comme je ne gagne pas assez d’argent pour vivre je dois donc continuer à travailler. Désormais je ne rêve plus, j’ai passé l’âge, je vis au jour le jour mais j’ai beaucoup rêvé au cours de ma vie et ça a toujours été important pour moi !"

    Joachim - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Je m’appelle Joaquim mais mon nom d’artiste est Joca. Mes parents ont fuit la dictature au Portugal et Espagne sont venus au Brésil à la recherche de nouvelles opportunités. Mon père était un artisan, il a commencé son travail avec des bouteilles et un journal. Comme mon père, je suis artisan. J'ai appris en regardant d'autres personnes pratiquer, je n'ai besoin de voir qu'une fois pour pouvoir le reproduire ! Ce que je fais, ça s’appelle des attrapes-rêves. J'ai découvert ça en voyageant auprès des Indiens Cheyenne, c'est une sorte de « toile d’araignée » qui capture les cauchemars et les rêves non résolus. Ces rêves capturés sont purifiés et de nouveaux rêves plus apaisés commencent. La nuit, les rêves sont très importants, ils apportent des messages, des avertissements de ce qui pourrait arriver. Je fais ces attrapes-rêves point par point, mais j'ai besoin d'être dans un moment de conscience spirituelle pour le faire sinon ça ne marche pas. Ca fait 42 ans que je vends ces produits sur le marché hippie de Ipanema. Aujourd’hui, j'ai 65 ans, je vis dans une favela au Nord de Rio de Janeiro. J'ai cinq enfants, dont un qui vit à Londres. Ma maison se trouve près du Mercadão de Madureira le plus grand marché de la planète. Là-bas, tout ce que vous voulez vous pouvez le trouver, c'est un monde parallèle, vous voyez des cultures différentes, c'est sensationnel !
    J'ai découvert et testé toutes les religions et aujourd'hui je suis spirite, c’est un mix de plusieurs doctrines. Il y a quelques années j’ai eu un cancer mais j’ai survécu grâce à ma foi. Depuis que je suis enfant, j'ai toujours eu un ange gardien, tout ce que j'ai obtenu dans la vie, quelqu'un m'a toujours aidé. Pour moi, tout ce qui se passe dans la vie n'est une épreuve. Les mauvaises choses n’arrivent seulement qu'aux mauvaises personnes.
    A l'avenir, je rêve qu'un vaisseau spatial vienne me chercher et me conduise vers une autre planète pour voir un autre monde, une autre perspective."

    Linda - Rio de Janeiro - Brésil

     

    "Je suis née et j'ai grandi dans le quartier de Copacabana. Depuis que j'ai sept ans mon rêve est de dessiner pour devenir artiste. Ma mère avait une amie qui était peintre et nous allions souvent lui rendre visite, c'était très impressionnant pour moi. En 2002 j’ai commencé à vendre ma peinture sur le marché de Copacabana. A cette époque, j'avais un autre rêve : celui de voyager partout dans le monde. Alors quand j'ai commencé à vendre ma peinture et à gagner de l'argent, j'ai voyagé avec toute ma famille qui n’avait jamais quitté Rio de Janeiro. Maintenant, cela fait 25 ans que je vis en faisant ce que j'aime le plus au monde : peindre. J'ai beaucoup de clients de partout dans le monde. Récemment, j'ai fait une exposition à Buenos Aires et à Paris. Mon rêve pour l'avenir est de faire d'autres expositions à travers le monde pour continuer à voyager. Quoi qu'il arrive je vais peindre, c'est une façon pour moi de m’exprimer et d’être heureuse."

    Marissa – Rio de Janeiro – Brésil
     

    "Mes grands-parents étaient juifs, ils ont fui l’Europe à cause de la guerre. Mes origines sont polonaises et ukrainiennes mais je ne connais pas le reste de ma famille car elle a été déportée. Je suis née à Rio et quand j’étais petite je rêvais de devenir danseuse. Ma mère était pianiste et m’amenait souvent au théâtre pour écouter des orchestres et voir des ballets, j’adorais ça ! J’ai d’ailleurs pris quelques cours de ballet mais je n’étais pas très douée. J’ai fait des études de droit mais je n’ai jamais travaillé en tant qu’avocate car j’ai préféré travailler dans l’entreprise familiale. Aujourd’hui, je travaille dans l'immobilier avec mon mari. Je poursuis également un doctorat en histoire car c’est quelque chose qui m’a toujours passionnée. J’ai maintenant 48 ans et en quelque sorte je suis en train de réaliser mon rêve de petite fille en prenant à nouveau des cours de danse. Pour le futur, mon rêve est d’avoir un esprit sain dans un corps sain. Pour cela, j’essaye de faire de l’exercice et surtout je fais en sorte que mon esprit ne s’arrête jamais, j’interprète tout, peut-être un peu trop même !"

    Gustavo - Rio de Janeiro - Brésil

     

    "Je vis avec ma femme et mon fils à Rio de Janeiro, près de la plage. Même si c’est souvent difficile et que ce n’est pas possible pour tout le monde, surtout quand on est noir au Brésil, j'ai réussi à aller à l’université. Ma mère a toujours travaillé dur pour me permettre de faire des études. Mon rêve quand j’étais jeune, c'était d'avoir ma propre entreprise, j'ai toujours voulu faire les choses par moi-même. Alors, après avoir obtenu un diplôme en design, j'ai créé ma propre marque de vêtements. Maintenant, je vends des T-shirts et des uniformes. Aujourd’hui, le sentiment que j’ai sur mon pays est un mélange de tristesse et de pessimisme. La vie ici à Rio est très violente, il y a une grande insécurité, c’est difficile lorsqu'on a un enfant. Et ne parlons pas de la politique au Brésil... Les politiciens sont avides et corrompus, plus ils en ont, plus ils en redemandent. Mon rêve pour le futur de mon pays est que les gens soient conscients de toutes leurs actions et que nous vivions dans une société sans violence. Je rêve d’une éducation pour tous, car elle est la base de tout. Je pense que je vivrais mieux si le monde était plus heureux et plus instruit. Pour notre avenir, ma femme et moi avons déjà beaucoup travaillé, j'ai mon propre appartement, je vis dans un quartier sûr, mais je veux le meilleur pour mon fils, j'aimerais qu’il puisse étudier à l'étranger, qu’il ait la possibilité d’être en contact avec d'autres cultures et qu'il revienne pour aider son pays à se développer. Aujourd'hui, je rêve seulement du meilleur pour lui et c'est pour cela que je travaille beaucoup !"

    Sebastião Filho - Rio de Janeiro - Brésil

     

    "Je suis né à Rio de Janeiro, mes parents avaient des moyens limités, ils ne gagnaient pas bien leur vie, mais ils nous ont garanti, à mes frères et moi, l’accès à une bonne éducation. Quand j'étais enfant, je rêvais d'avoir un bon travail afin de subvenir aux besoins de ma famille. À l'âge de 20 ans, j'ai donc rejoint Petrobras, une compagnie pétrolière brésilienne, en tant que technicien pour travailler sur plateforme d'extraction au milieu de l'Océan. Aujourd'hui, je vis à Tijuca, au nord de la ville, c’est un quartier populaire, je suis marié et j'ai quatre enfants. Cet après-midi, il ne fait pas trop chaud à Rio et je profite d’un barbecue avec mes amis et ma famille dans la forêt de Tijuca. En été, des moments comme celui-ci sont importants, parce que pendant l'année ce n'est pas toujours possible. Désormais, mon rêve est de prendre ma retraite, mais il me faudra encore environ 15 ans de travail car j'ai une petite fille et j'ai besoin de subvenir à ses besoins. Pour l'avenir, je veux une belle vie, «sombra e água fresca» comme on dit à Rio, de l’ombre et de l’eau fraiche."

    Monica - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Quand j'étais jeune, j'ai lu un article sur le métier de bibliothécaire et j'ai pensé que ce serait un travail parfait pour moi car j'ai toujours aimé les livres. Ma famille était pauvre et la lecture était pour moi un moyen de voyager sans avoir à quitter ma chambre. Mon père a toujours apporté des livres à la maison. Je n'imaginais pas que ce rêve de travailler comme bibliothécaire deviendrait réalité. Mais aujourd'hui, cela fait 30 ans que je travaille à la Bibliothèque nationale du Centre de Rio de Janeiro. C'est la plus importante bibliothèque du Brésil et l'une des plus grande au monde. Je vis dans une ville de banlieue de Rio de Janeiro appelée Niterói. Tous les jours je me rends au travail en bateau, c’est un long trajet mais ce n'est pas un problème pour moi parce que j'aime tellement mon travail ! J'adore toujours autant les livres, j'aime les auteurs brésiliens comme Ariano Suassuna, Machado de Assis, Marco Luchesi, surtout Carlos Drummond d'Andrade et je trouve Jorge Amado très drôle, par exemple son livre Sumiço da Santa.
    A l'avenir, je veux voyager plus, voyager au-delà des livres, en particulier au Brésil car il y a des endroits incroyables dans ce pays."

    Jucelio - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Je suis né à Barra de Santa Rosa, une petite ville du nord-est du Brésil. Mes parents ont eu 14 enfants et 52 petits-enfants. Ils étaient agriculteurs et m’ont appris à compter avec du maïs et des haricots. Je suis allé à l’école pendant quelques années mais je n’ai pas fini mes études. Mon rêve d’enfant était de vivre à Rio de Janeiro afin d’améliorer ma vie et grâce à dieu je l’ai fait. A 18 ans, j’ai pris un bus qui a duré deux jours pour aller m’installer à Rio. A mon arrivée, je vivais sur le plancher du cabinet dentaire dans lequel je travaillais. Depuis plus de 20 ans, je travaille comme concierge. Je suis très catholique, la religion est très importante pour moi. Je vais d’ailleurs à l'église tous les matins. J’ai 52 ans, je n'ai pas à me plaindre de quoi que ce soit et j'aime la vie à Rio de Janeiro. Je remercie dieu pour tout ce qui m’est arrivé à moi et ma famille. Pour moi, la famille, c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie, je prie tous les jours pour que tout le monde soit en bonne santé. J’adore quand on se retrouve pour des repas de famille comme à Noël dernier quand nous nous sommes retrouvés à 60 personnes à Morro Azul, une favela de Rio où vit mon frère. Pour le futur, mon rêve est de prendre ma retraite, pour être chauffeur de taxi et travailler à mon compte. Mais avant ça, peut-être que je vais continuer à travailler dans le même immeuble encore quelques années. Ce qui est sûr, c’est que je vais rester à Rio, j’aime ma ville, ses plages, sa musique et surtout ses habitants."

    Paulo - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Je suis né dans la campagne brésilienne. Quand j'étais petit, mon rêve était de voler comme un oiseau ! Lorsque j’ai eu environ 14 ans j'ai lu un article sur quelqu’un qui passait sa vie à voler et je me suis dit que c’est ce que je voulais faire ! Puis, j'ai oublié mon rêve pendant de longues années, je suis devenu ingénieur en agriculture comme mes parents le voulaient. 3 ans après mon diplôme, j'ai commencé à avoir plusieurs fois le même rêve la nuit : je volais au-dessus de mon lit, c'était incroyable !
    J'avais un ami à Rio de Janeiro qui avait appris à voler, alors je suis allé lui rendre visite, c’était en 1996. Après sa rencontre, j'ai décidé de quitter mon emploi et j'ai commencé les cours à l'école de vol. Maintenant, ça fait 20 ans que je vole dans le ciel de Rio. Pendant 10 ans, j'ai répété que c’était juste un travail temporaire. Pour mes parents ce n’était pas un vrai travail, c’était un passe-temps. Mais au bout d’un moment j’ai réalisé que j’étais allé à l'université, j’avais fait les choses qu’ils voulaient pour moi sans même réfléchir à ce que je voulais vraiment et j’ai assumé mon choix pour ma vie. Aujourd'hui, lorsque je rentre chez moi le soir, je me dis que je fais ce que j'aime le plus au monde. J'ai maintenant 57 ans et mon rêve est de continuer à voler pendant au moins 50 autres années. Ce qui est important pour moi, c'est profiter de la vie avec mes trois enfants et leur apprendre à voler."

    Gabriella - Rio de Janeiro - Brésil

     

    "Quand j'étais petite je rêvais de visiter l'Allemagne, je ne sais pas pourquoi car je n'ai aucun lien avec ce pays mais c'était l'un de mes rêves. Alors dès que j'ai pu j'y suis allée pour réaliser mon rêve ! En fait je crois que j'ai toujours voulu voyager.
    Je suis actuellement ingénieur en chimie pour l'armée brésilienne. C'est mon père qui m'a inspiré pour entrer dans l'armée car il y travaille depuis que je suis toute petite. C'est un métier que j'aime beaucoup et qui me permet aussi de voyager à travers le Brésil.
    J'adore mon pays et plus particulièrement Rio, j'aime les gens qui y vivent, les plages, la diversité de cette ville et surtout l'atmosphère du Carnaval.
    Mon rêve pour les prochains mois serait de partir étudier en Angleterre. J'ai postulé et j'attends la réponse. Si je peux y aller je pense que ce sera une formidable expérience car j'aime rencontrer de nouvelles personnes, des cultures différentes et discuter avec eux. Le plus dur sera d'être éloignée de ma famille avec qui je suis très proche."

    Luisa – Rio de Janeiro – Brésil

     

    "J’ai toujours eu beaucoup de rêves, un jour je voulais faire ça et le jour suivant je voulais faire autre chose. Quand j’étais petite, je voulais devenir hôtesse de l’air car ce métier permet de voyager partout dans le monde. Voyager c’est la vie ! J’ai déjà voyagé avec ma famille et mes amis, j’ai aussi vécu à San Diego et New York. J’ai 28 ans et je passe dans quelques jours l’examen du barreau afin de devenir avocate. J’espère que je vais le réussir ! Mon rêve pour le futur serait d’avoir assez d’argent afin de continuer à voyager et découvrir le monde. J’utilise GuesttoGuest car le service est gratuit et cela me permet de voyager autrement. D’ailleurs dans un mois, je vais échanger ma maison avec une hollandaise lors de mon séjour en Europe."

    Nyth - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Je suis née à Cantagalo, une ville du Nord de l'état de Rio de Janeiro. Mes grands-parents étaient agriculteurs, ma mère et mon père étaient danseurs de samba. À l'âge de 18 ans, je suis venue à Rio pour être diplômée en droit, c'était la réalisation de mon rêve. J'ai ensuite travaillé au bureau du procureur général du Brésil et lorsque j'ai pris ma retraite, j'ai ouvert un bureau d'avocats à New York. Après quelques années, je suis revenue à Rio, mon rêve était de danser la samba comme mes parents. Il existe différents types de samba et je voulais me concentrer sur les racines de la samba de mes ancêtres. Alors j'ai appris à danser pendant 8 ans avec le professeur de danse le plus célèbre du Brésil : Carlinhos de Jesus. Cet après-midi je peux dire que j’ai réalisé mon rêve, j'ai dansé à San Salvador Square à Rio de Janeiro, lors de l'événement appelé Batuque no Coreto. Maintenant je rentre chez moi parce que j'ai besoin de prendre une douche. Ici à Rio, il fait très chaud ! Je vais changer de vêtements et aller sur les pistes de danse du quartier qui s'appelle Lapa. Mon rêve pour l'avenir serait de me rendre en Afrique, au Japon et en Grèce pour y danser. Aujourd'hui, je m’interroge sur le sens de la vie ? Je pense que la vie c'est danser et sambar!"

    Thomaz - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Je viens d’une petite ville qui s’appelle Caçapava près de Sao Paulo. Là-bas les gens ne voyagent pas beaucoup et n'ont pas conscience du reste du monde. Quand j'étais enfant mon rêve était de voyager avec mes parents pour découvrir le monde mais nous partions toujours en vacances au même endroit. Alors durant mes études, je suis allé vivre à Madrid et j'ai voyagé en Europe, c'était la réalisation de mon rêve. Aujourd’hui je vis à Rio de Janeiro où je suis ingénieur, j’étais passionné par l’architecture alors pour moi c’était normal de faire ce métier. Je suis papa d'une petite fille, c’est une grande fierté, elle a changé ma vie ! Voyager c’est important pour moi, je veux faire découvrir cela à ma fille. Mes parents n'ont toujours pas eu la chance de quitter le Brésil. Alors mon rêve pour l'avenir, c'est voyager avec eux et ma fille."

    Fabio - Rio de Janeiro - Brésil
     

    "Quand j’étais enfant, j’avais deux rêves : avoir un diplôme dans quelque chose que j’aime et voyager. J’ai effectué des études pour devenir ingénieur en environnement. Pendant mes études, j’ai eu la chance de faire un échange universitaire en Allemagne. J’ai pu voyager dans 15-20 pays et c’était vraiment une période de ma vie incroyable. Quand je voyage, j’aime aller à la rencontre de nouvelles cultures mais également contempler la nature. Je pense que j’aime cela grâce à ma mère qui m’a toujours amené dans des parcs ou dans des endroits où j’avais un réel contact avec la nature. C’est d’ailleurs grâce à ça que j’ai choisi de faire des études spécialisées dans l’environnement. Parfois on ne fait pas forcément attention à ce que l’on a autour de nous et je me suis aperçu qu’au Brésil nous sommes privilégiés car la nature est fantastique. Mon rêve pour le futur serait de trouver un travail qui contribue à améliorer l’environnement et qui change positivement les choses. J’aimerai aussi être indépendant et vivre en autonomie quelque part proche de la nature, loin de la ville sans le stress et le trafic."

    Gian - Rio de Janeiro - Brésil

     

    "Je suis né dans une famille de la classe moyenne supérieur du sud du Brésil. J'ai une vie sans incidents, ce qui est intéressant pour moi, mais ennuyeux à raconter. Je n'ai jamais eu de difficultés financières, bien que certains de mes rêves aient été modifiés par le destin. Enfant, je rêvais de jouer du piano mais je n’ai jamais commencé, j'ai donc oublié ce rêve. Peut-être qu'un jour je prendrais des cours pour le réaliser. Quand j’avais 17 ans, je rêvais d’étudier au sein de l’université fédérale car je pensais que c’était le meilleur endroit pour avoir un bon diplôme. Donc, j’ai quitté ma ville natale du sud du Brésil pour aller étudier à Sao Paulo pendant un an, c’était une préparation avant le concours d’entrée à l’université située à Niteroi, près de Rio de Janeiro. A ce moment là, cette université était considérée comme la meilleure du Brésil. J’y ai étudié la communication et le cinéma durant 5 ans. Pendant mes études, j'ai travaillé sur deux longs métrages et j'ai commencé un stage à l'Agence fédérale du film. Après un an, j'ai été embauché pour y travailler et j’y suis resté qu'une année, j’avais envie de changer de domaine car l’industrie du cinéma est vraiment complexe au Brésil. J’ai donc passé deux concours publics. J’ai dans un premier temps intégré le ministère du travail, puis, deux ans plus tard j’ai rejoint le département de la justice fédérale, où je travaille actuellement. Grâce à mon travail, j’ai commencé à voyager énormément et j’ai adoré. J'essaie de voyager plusieurs fois par an. J'ai visité plus de 25 pays, certains d'entre eux plus d'une fois. J'aime le mode de vie des Européens, j'ai réalisé que tout y est plus facile : les transports publics sont à l'heure, les prix des produits sont plus bas, la nourriture est délicieuse, les services sont efficaces et surtout il y a moins d’insécurité. Mon rêve pour le futur serait de continuer à voyager et de rencontrer des étrangers. Pour cela, j’utilise l’échange de maison avec GuestToGuest​ ! J’ai utilisé ce service à Paris et à Amsterdam et j’ai adoré. A l’avenir je veux continuer de recevoir des gens chez moi, j’adore rencontrer des étrangers et montrer ma ville et notre mode de vie !"

    Vicente - Rio de Janeiro - Brésil 

     

    "Je suis né dans une famille d'immigrants, mon père était portugais et ma mère italienne et portugaise. Durant mon enfance, j'ai entendu des gens qui parlaient de voyage qui avaient changé leur vie, alors mon rêve était de voyager. J'étais le plus jeune enfant, mes deux sœurs vivaient à l'étranger et ça m'inspirait beaucoup. Pendant de nombreuses années, je ressentais de la solitude, ce n’était pas une mauvaise chose car j’adorais jouer seul à la maison et j'inventais des histoires. J'avais une grande curiosité et une grande imagination. Mon rêve n'était pas seulement de découvrir le monde mais aussi d'inventer mon monde, mon univers. J'ai grandi pendant la dictature militaire au Brésil et il était difficile d'avoir des perspectives pour l'avenir. Pendant de nombreuses années, je ne savais pas ce que je voulais faire comme travail. Pendant le lycée, j'ai vu un documentaire à la télévision sur l'histoire du Brésil qui m'a passionné et m'a donné envie d'en apprendre plus sur l'histoire. J'ai donc commencé à étudier à la faculté d'histoire. A cette époque, j'avais réalisé mon rêve de voyage, j'étais allé plusieurs fois en Europe et j'avais voyagé à travers 12 pays en sac à dos. En 2000, j'ai terminé l'université et commencé à travailler en tant que chercheur. Depuis, j'ai fait des recherches universitaires, j'ai travaillé pour des éditeurs et écris des livres. En 2004, j'ai aussi fait un doctorat sur l'histoire de Rio de Janeiro. Il y a quelques années, j'ai travaillé pour Globo, la première chaîne de télévision brésilienne. J'étais chercheur pour des émissions de télévision, je travaillais avec des scénaristes pour les aider à inventer des histoires réalistes. C'est une excellente expérience pour moi, ça me permettait de continuer à inventer mon monde comme quand j'étais petit. J'ai beaucoup de rêves pour l'avenir parce que le rêve est un moyen de survivre pour moi, je rêve tout le temps. Je veux continuer à faire des recherches académiques et devenir professeur d'université. Mais je veux aussi encore travailler pour la télévision, écrire mes propres histoires. Pour certains, le monde de la télé et de la recherche est très différent, mais j'aime créer des ponts entre ces mondes. Je pense que la télévision permet d'atteindre beaucoup de gens pour les aider à acquérir des connaissances. Pour moi, les résultats de la recherche devraient être accessibles à tous et ne pas être limités aux intellectuels.
    Pour finir, mon rêve est de garder contact avec mes amis et de continuer à voyager pour découvrir le monde, parce que c'est un moyen pour moi d'être heureux et je pense que ces quelques petits moments de bonheur justifient toute une vie."

    Christophe & Adriana – Paraty – Brésil
     

    "Quand j'étais jeune, je rêvais de sable chaud et de soleil. J'ai grandi en région parisienne dans la grisaille, j'étais fils unique. Mes parents avaient un garage Renault dans la banlieue de Paris. Moi je voulais devenir cuisinier mais à l'époque ce n’était pas très bien vu et mon père voulait que je reprenne la concession. Alors j'ai étudié à Dauphine, puis en école de commerce. La cuisine c'est un truc que j'ai depuis tout petit. Ça vient de ma mère, mais pas parce qu'elle m'a appris, parce qu'elle ne savait pas cuisiner. Quand je regardais ce qu'elle faisait j'étais horrifié alors vers 12 ans j'ai commencé à faire des petits plats, rien de compliqué des gratins dauphinois, des steaks et puis c'est devenu ma passion. A la fin de mes études, mon père m'a fait rentrer dans le garage d'un ami pour que j'apprenne le métier. L'année de mes 32 ans, j'ai perdu mes deux parents, d'abord ma mère puis mon père. Il a donc fallu que je reprenne les activités familiales au garage. Mais ça ne me plaisait pas, j'étais loin de mes rêves de gosses de soleil et de cuisine. J'avais qu'une envie c'était de partir. Alors j'ai décidé de vendre le garage. A cette époque, un de mes clients m'a proposé d'aller à Salvador de Bahia dans le Nord Est du Brésil pour y passer des vacances. Ça m'a plu et j'ai décidé de m'y installer. J'avais 38 ans quand je suis arrivé au Brésil et je ne parlais pas un mot de portugais. En 2001 j'ai ouvert mon premier restaurant avec un français à Bahia mais ça ne s’est pas très bien passé. Au bout d'un an, j'ai vendu mes parts et j'ai racheté un glacier. C'est à ce moment que j'ai rencontré Adriana grâce à Internet. Adriana est née à Rio de Janeiro. Depuis toute petite, son rêve était de voyager, elle voulait être hôtesse de l'air pour découvrir le monde. Elle avait 32 ans quand on s'est rencontrés, elle apprenait le français à cette époque. Après quelques semaines, elle a quitté Rio et est venue s'installer à Bahia avec moi.
    En 2007, on a décidé de vendre le glacier pour aller s'installer à Paraty à 5000km de Bahia dans le sud du Brésil. On a racheté une guesthouse qu'on a entièrement retapée et on a créé un restaurant français adossé à la maison. Une grande fierté c'est lorsqu'en 2012 on a eu notre première étoile dans le guide quatro rodas, l'équivalent du guide Michelin au Brésil. Du jour au lendemain, sans formation de chef, mon travail était reconnu par mes pairs. Cette reconnaissance on l'a aussi eu par nos clients, depuis 2013 on a été élus à quatre reprises le meilleur restaurant du Brésil et de toute l'Amérique latine sur TripAdvisor et l'an dernier on était même classé huitième mondial.
    On adore recevoir des gens mais on aime aussi beaucoup voyager et découvrir la cuisine de différents pays. On utilise GuestToGuest pour échanger notre maison et voyager notamment au Brésil. Notre rêve pour l'avenir est d'acheter un camping-car et d'en faire un restaurant itinérant à travers le Brésil et l'Amérique du Sud. Ça nous permettrait de continuer tous les deux de vivre nos rêves de voyage et de cuisine."

    Marco – Sao Paulo - Brésil

     

    "Mon rêve quand j'avais 6 ans était de devenir joueur de basketball professionnel. Mon père adorait le basket mais il ne pouvait pas y jouer car il fallait qu'il travaille pour subvenir à nos besoins. Pour mes 6 ans, il m'a inscrit dans un petit club de São Paulo. A mes 14 ans, je suis allé dans une école spécialisée en basket où je m’entrainais beaucoup. Puis, pendant 3 ans, j'ai joué pour une équipe professionnelle près de Curitiba, dans le sud du Brésil. A cette époque, j'ai réalisé le rêve de ma vie ! Lorsque je jouais au basketball, je voulais continuer à étudier. Alors, mon nouveau rêve était d'aller aux États-Unis dans une université et continuer de jouer au basket là-bas. En 2005, j'ai eu une bourse pour rejoindre une université dans l'Iowa. Puis 4 ans plus tard, j’ai été diplômé en administration des affaires au Nebraska. J'ai commencé à travailler aux États-Unis, mais en 2011, après un an, je suis revenu au Brésil. À mon retour, j'ai travaillé dans différents endroits. À cette époque, Decathlon était en plein développement au Brésil et j'ai eu l'opportunité de travailler là-bas. Au début, j'avais juste besoin d'un emploi et c'était une opportunité, mais après un certain temps, j'ai compris l’histoire et les valeurs de l’entreprise et j'ai réalisé la chance que j'avais. En 2013, j'ai eu l'opportunité d'aller en France pendant 6 mois pour un projet d’innovation, c'était une superbe expérience. Aujourd'hui, je suis en charge de l'approvisionnement, je dois m'assurer que tous les articles sont envoyés aux bons magasins au Brésil. J'utilise beaucoup l'expérience de mon passé comme joueur de basket professionnel dans mon travail. J'ai désormais 32 ans, mon rêve pour l'avenir est encore en construction, mais je veux fonder une famille."

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