• Portraits de rêveurs cambodgiens

    Savan - Kep - Cambodge 
     

    "Je suis né en 1989 à Phnom Penh dans une famille de six enfants. Lorsque j’étais enfant, mon rêve était de devenir un moine bouddhiste. Mais avant de réaliser ce rêve j’ai travaillé plusieurs années dans le secteur de la construction en ville. A l’âge de 22 ans, j’ai enfin décidé de réaliser mon rêve et de rejoindre l’ordre bouddhiste cambodgien. Aujourd’hui je vis dans la pagode du temple de Bouddha avec trois autres moines. Nous nous occupons aussi des enfants orphelins qui vivent ici avec nous et à qui nous faisons l’école. Mon rêve pour le futur est de continuer à me rapprocher des enseignements du bouddha pour vivre en paix et en harmonie."

    Sothy - Kampot - Cambodge
     

    "Je suis née en 1984 dans un petit village près de Kampot dans le sud du Cambodge. Quand j'étais enfant il y avait de nombreux étrangers en mission pour l'ONU au Cambodge à la suite du régime Khmer Rouge. Comme ils étaient très gentils avec moi, mon rêve était de parler anglais pour pouvoir communiquer avec eux. J’ai donc fait des études à l’université pour devenir professeur d’anglais. J’ai commencé à enseigner en 2003 pour différentes écoles et je suis partie m’installer à Phnom Penh, la capitale du pays. C’est là-bas que j’ai rencontré mon mari, c’était un étudiant allemand qui apprenait le khmer. En 2011, j’ai commencé à me sentir vraiment mal de la vie en ville, mon quotidien était rempli de bouchon, de stress, de pollution et de mal bouffe. Je suis tombée dans une violente dépression qui m’empêchait de me sentir heureuse. J’ai pris conscience que même si notre mode de vie s’était modernisé et que les gens étaient de moins en moins pauvres, nous ne vivions pas plus heureux et surtout pas en meilleure santé. J’ai constaté que de nombreux cambodgiens tombaient malade à cause de l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture ou d’une mauvaise alimentation. J’avais moi-même des problèmes de santé à cause de mon alimentation. Je me suis alors dit que ma vie ne pouvait pas continuer comme ça et qu’il fallait que ça change. En 2013, avec mon mari, nous avons décidé de nous installer à Kampot. Le plan initial était de vivre près de la montagne et d’avoir notre propre jardin pour être en contact avec la nature. Nous avons donc repris une petite exploitation agricole de poivre. Dès notre arrivée, de nombreuses personnes ont commencé à venir nous demander un emploi, alors j’ai commencé à rêver plus grand, pas seulement pour moi mais aussi pour aider cette communauté dans le besoin. Le poivre de Kampot est très reconnu, c’est l’un des meilleurs au monde même si il n’a pas toujours été bien mis en valeur. Dès le début, nous avons décidé de passer toute notre exploitation en agriculture biologique, de n’utiliser aucun engrais ou pesticide chimique afin de proposer un poivre de qualité qui ne soit pas nocif pour notre santé et celle des personnes qui le consommeront. Tout notre travail est fait à la main en respectant les traditions ancestrales. Petit à petit et à force de travail, nous sommes passés de trois à dix employés, nous avons créé une école pour les enfants de la communauté et surtout nous avons commencé à avoir une bonne réputation à l’étranger. J’ai toujours essayé de partager au maximum tout ce que je fais, nous avons donc ouvert nos portes à tout le monde et de nombreuses personnes du monde entier sont venues découvrir notre manière de travailler. Aujourd’hui, je ne gagne pas beaucoup d’argent avec ce business mais je fais énormément de rencontres et je me sens beaucoup plus heureuse et utile que quand je vivais en ville. Il y a sept semaines j’ai eu mon second enfant, mon rêve pour le futur est que le Cambodge ait un meilleur système éducatif pour que mes enfants puissent avoir la chance de faire de bonnes études. Je rêve aussi que mon pays ait une meilleure réputation à l’international. C’est pour cela que je prône une culture d’excellence dans mon exploitation de poivre de Kampot, afin de faire, avec le coeur, des produits de très bonnes qualités qui soient reconnus partout dans le monde et qui soutiennent la vie de notre communauté locale."

    Soknov - Phnom Penh - Cambodge

     

    "Je suis née à Phnom Penh en 1995 dans une famille de six enfants. Quand j'étais petite je rêvais de devenir docteur mais ce n'était pas possible car je n'allais pas à l'école. Chaque jour je me rendais avec mes parents et mes frères et sœurs à la décharge municipale de Phnom Penh pour essayer de trouver de quoi survivre parmi les déchets de la ville. En 2004, j'avais neuf ans lorsque j'ai rencontré un grand monsieur et sa femme à la décharge qui m'a proposé de m'aider. Au début j'avais peur car ce monsieur était très grand mais quand il m'a offert un repas gratuit alors je lui ai petit à petit fait confiance. Comme pour tous les enfants de la décharge, Christian et Marie-France sont devenus papy et mamy, ils nous ont aidé à nous en sortir en créant l'ONG Pour un Sourire d'enfant qui nous a permis d’avoir de quoi manger tous les jours et d’accéder à l’école. Grâce à eux, j'ai pu commencer à étudier à l'âge de neuf ans jusqu'à être diplômée de l'école hôtelière professionnelle de PSE en 2014. À cette époque mon rêve était de devenir chef dans un grand restaurant. Durant ma dernière année d'étude, j'ai été suivie par Xavier de Lauzanne le réalisateur du film documentaire sur le travail de PSE, « Les Pépites ». Ce film a connu beaucoup de succès en France et depuis de nombreuses personnes sont venues me voir pour me demander si j'étais devenue chef d’un restaurant. Mais entre temps mon rêve a changé, même si c’est difficile pour moi de l’accepter car j’ai peur de décevoir. Lorsque je suis entrée chez PSE, j’ai commencé à jouer au rugby, c’est un sport qui me passionne et me rend heureuse. Alors, après avoir été diplômée en restauration j’ai trouvé un travail dans plusieurs écoles en tant que coach de rugby, c’est un moyen pour moi de vivre de ma passion. Au début, je me sentais très triste lorsque les gens me demandaient pourquoi je n’étais pas devenue chef mais mamie m’a dit que j’avais tout le temps pour cela et que l’un n’empêchait pas l’autre. Depuis je me sens plus à l’aise avec le fait que je ne sois pas devenue chef dans un restaurant. Mon rêve pour le futur est d’être joueuse internationale de rugby et défendre les couleurs de l'équipe nationale du Cambodge. Quand j'aurais suffisamment d'argent, je rêve aussi d'ouvrir un restaurant avec ma sœur et mon frère mais j’ai le temps pour cela, d’abord je veux jouer au rugby."

    Khemara - Phnom Penh - Cambodge

     

    "Je suis né en 1984 à Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Je viens d'une grande famille de cinq garçons et deux filles. Lorsque nous étions petits, nous étions très pauvres et nous vivions dans de mauvaises conditions. Nous étions contraints de travailler pour aider nos parents. Moi, je vendais des bananes au marché en parallèle de l'école. Mon rêve à l'époque était de devenir footballeur professionnel car j'adorais jouer au foot avec mes amis. C'est en 2003 que ma vie a changé et que j'ai eu la chance d'intégrer l'école de commerce de l’ONG Pour un sourire d’enfant. Ces études m'ont beaucoup apporté et j’ai commencé à rêver d'ouvrir ma propre entreprise. En 2009, après avoir été diplômé j'ai trouvé un poste en tant que Secrétaire à Siem Reap. J'étais très heureux mais il a fallu que je retourne à Phnom Penh quatre ans plus tard car mon père avait besoin d'aide. J’ai alors trouvé un travail en tant que professeur de sport chez PSE. Cette organisation a littéralement changé ma vie et travailler pour eux était un moyen de leur rendre l’appareil. Ce qui m'importe le plus est d'aider les enfants à trouver le bonheur et prendre conscience que tout est possible dans la vie. Il y a deux ans, je me suis marié et j’ai eu une petite fille. Mon rêve pour le futur est toujours de devenir entrepreneur, je rêve d’ouvrir mon propre magasin de produits sportifs. Je suis actuellement en train de me renseigner à propos des différentes offres qui existent pour avoir une petite idée avant de me lancer dans le grand bain. Ce projet sera pour moi une manière de concilier mes passions et mes rêves : le sport et la création d'entreprise."

    Marie-France, Mamie - Phnom Penh - Cambodge 
     

    "Je suis née à Paris en 1942 dans une famille plutôt bourgeoise et assez traditionnelle. Quand j’étais enfant mon rêve était d’avoir une vie trépidante, je ne voulais surtout pas être femme au foyer comme ma propre mère qui s’occupait de mes quatre petits frères et soeurs et moi. Mon père, lui était commercial dans une usine de papier. A l’université j’ai fait une licence de lettres modernes et une licence d’allemand. J’avais 22 ans lorsque j’ai rencontré Christian lors du mariage de mon cousin auquel je ne voulais pas du tout aller. Ca a été le coup de foudre immédiat, on a tout de suite discuté de voyage et de découverte du monde. Christian, qui était de sept ans mon ainé, rentrait d’Algérie où il était resté un an après la fin de la guerre pour construire une école et une infirmerie dans un petit village rural. A peine cinq mois après notre rencontre, on se mariait et en 1965 j’avais le premier de mes quatre enfants. En 1970, Christian qui travaillait pour IBM a été muté à Casablanca au Maroc où nous l’avons suivi avec toute la famille. A cette époque avec quatre enfants à la maison j’étais mère au foyer mais je savais que ça ne durerait pas toute ma vie. Lorsqu’on est rentré en 1973, j’ai commencé finalement à travailler dans le secrétariat. Depuis toujours notre rêve commun était de partir à la découverte du monde, alors en 1977, on a décidé de mettre les voiles et d’embarquer avec nos quatre enfants dans une folle aventure en camping-car, de la France à l’Inde en passant par la Grèce, la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan, ou encore le Pakistan. A notre retour nous avons écrit un livre, « Quatre enfants et un rêve » qui s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires. Alors en 1985, on a décidé de partir pour un second voyage en camping-car qui cette fois, nous a mené de Paris à Hong-Kong. A notre retour en France, nous avons adopté notre cinquième enfant, un jeune afghan de 13 ans qui était en danger dans son pays et nous avons repris le court normal de nos vies. C’est dans les années 90 que notre vie a changé et que nous avons découvert un peu par hasard le Cambodge. En 1993, Christian a pris sa pré-retraite et est parti travailler dans une ONG à Phnom Penh qui avait pour mission de rétablir le système éducatif cambodgien après la fin du régime Khmers rouge. Un an plus tard, en 1994, je le rejoignais dans cette aventure. C’est là que nous avons découvert les conditions de vie des petits chiffonniers qui travaillaient à la décharge municipale de la ville avec leur famille pour survire. Ces enfants étaient dans un état de misère épouvantable et on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose. On leur a alors demandé de quoi ils avaient besoin et ils nous répondu : « un repas par jour et aller à l’école comme les autres ». On s’est vite aperçu qu’il y avait beaucoup plus de besoins qu’on ne le pensait et qu’on ne pouvait rien faire tout seul. Fin 1995, nous sommes donc rentrés en France et nous avons effectué une tournée en camping-car à travers l’hexagone pour mobiliser des fonds et revenir démarrer l’aventure Pour Un Sourire d’Enfant en 1996. On a alors embauché un premier directeur et nous avons construit une petite paillote tout près de la décharge pour servir un repas chaud par jour aux enfants et leur fournir les premiers soins nécessaires. Rapidement la question de la compensation des familles pour qu’elles acceptent de laisser les enfants aller à l’école s’est posée et on a décidé de fournir un kilo de riz par enfant scolarisé chaque semaine aux familles. On a ensuite acquis un terrain pour installer notre première école et petit à petit tout s’est enchaîné en fonction des besoins des enfants et de leur famille. Aujourd’hui PSE, c’est 6500 enfants scolarisés, de la garderie jusqu’à l’université, des dizaines de filières professionnelles comme l’hôtellerie, la gestion, la vente ou encore les métiers techniques. Plus de 4000 jeunes ont aujourd’hui un travail après avoir été scolarisés grâce à PSE. Chaque année, depuis plus de vingt ans, nous réalisons une tournée en France afin de récolter des fonds nécessaires pour financer nos activités au Cambodge. En septembre 2016, Christian nous a quitté alors que quelques jours plus tard le film documentaire « Les Pépites » qui retrace l’histoire de PSE est sorti. Ce film a fait plusieurs centaines de milliers d’entrée au cinéma et a permis de faire grandir la notoriété de PSE. Lorsque Christian est décédé, plusieurs personnes m’ont demandé si j’allais rentrer en France mais c’était hors de question car ma vie est ici au Cambodge. C’est ici que j’ai adopté ma sixième enfant Leakhena et que je suis la « mamie » de plusieurs milliers d’autres enfants. Mon rêve pour le futur est que PSE perdure tant qu’il y aura des besoins au Cambodge. Même si le pays se développe, il y a toujours des laissé-pour-compte et il est important de leur donner les moyens de s’en sortir en leur permettant d’accéder à un métier qualifié, digne et correctement rémunéré."

    Yean - Phnom Penh - Cambodge
     

    "Je suis née en 1996 à Phnom Penh. Depuis l'âge de 12 ans je vis avec mon frère et ma sœur car nous avons perdu nos parents qui étaient tous les deux très malades. Quand j'étais petite mon rêve était de tenir un petit magasin. J'ai toujours été à l'école publique mais il y a trois ans j'ai eu la chance de rejoindre l'école de l'ONG Pour un sourire d'enfant qui vient en aide aux jeunes cambodgiens. J'ai d'abord étudié une année en classe préparatoire avant d'intégrer une école de commerce à Phnom Penh. Je travaille dur pour atteindre mon rêve et pour aider mon frère et ma sœur. Tous les jours, je vais à l'école le matin, puis à 13 heures je travaille en tant que vendeuse dans une boutique, enfin de 18 heures à 22 heures je travaille au marché. C'est beaucoup de responsabilité et parfois je suis fatiguée mais il faut que je continue pour avoir une meilleure vie. Mon rêve pour le futur est d'ouvrir mon propre magasin, c'est ce dont j'ai toujours rêvé car je veux être en charge de quelque chose. Cette affaire me permettra également de ramener de l'argent à la maison afin de subvenir aux besoins de ma famille."

    Phally - Phnom Penh - Cambodge
     

    "Je suis née en 1993 dans la province de Kampong Thom proche de Siem Reap. Quand j'étais petite, je rêvais d'aller à l'école et d'apprendre des langues étrangères. Je suis arrivée à Phnom Penh en 2004, avant de déménager j'aidais mes parents dans leur travail quotidien, la pêche ou la récolte. A notre arrivée à Phnom Penh, mon oncle nous a parlé de l'ONG Pour un Sourire d'Enfant qui soutient les jeunes cambodgiens dans leur formation professionnelle. Comme ma mère voulait à tout prix qu'avec mes trois frères et trois sœurs nous étudions, elle a décidé d'entrer en contact avec eux. C'est alors qu'ils nous ont posé des tonnes de questions afin de savoir si nous étions éligibles à leur programme. Nous avons eu la chance de l'être et d'être encouragés et soutenus financièrement dans nos études. Nous n'avons jamais étudié au sein de l'école de PSE mais ils nous ont payé toute notre scolarité dans une autre école, nos fournitures, nos uniformes, la nourriture, etc... J'ai donc commencé l'école à 12 ans grâce à cette organisation. J'ai été diplômée il y a 4 ans et je travaille depuis pour la boutique de souvenirs de PSE. J'ai réalisé mon rêve d'école et de langues car je parle aujourd'hui anglais et un peu de français et de chinois. Mon rêve pour le futur est d'ouvrir ma propre entreprise et être mon propre patron. Pour le moment je ne suis pas prête, j'ai encore besoin d'apprendre avant de passer à l'acte."

    Vuta - Siem Reap - Cambodge

     

    "Je suis né en 1972 dans la province de Kampong Thom à l'est du Cambodge. Je suis le dernier d'une fratrie de sept enfants. Mon père était fermier, il cultivait le riz et l'huile de palme. Mon rêve quand j'étais enfant était de devenir chanteur car j'ai toujours aimé la chanson. Mon enfance a été marquée par le régime des khmers rouges qui ont dirigé le pays entre 1975 et 1979. À cette époque, la vie était très dure et nous devions partager un kilo de riz pour 20 personnes. Ma famille était très pauvre alors j'ai arrêté l'école à l'âge de 11 ans pour travailler. En 1997, j'ai déménagé à Battambang pour travailler dans une usine de glace. Là-bas je me suis marié j'ai eu trois enfants, une fille et deux garçons. Il y a 10 ans nous avons décidé de venir nous installer à Siem Reap pour améliorer nos conditions de vie. Je suis devenu chauffeur de tuk tuk et ma femme fait le ménage dans un restaurant. Malheureusement nous sommes toujours très pauvres car je ne gagne pas suffisamment d'argent. Ici il y a beaucoup de chauffeurs de tuk tuk et les touristes ne viennent pas toute l'année. Je travaille donc également dans les champs de riz comme mon père avant moi. J'aime beaucoup faire la cuisine et travailler la terre. Aujourd'hui j'ai 46 ans, je rêve d'ouvrir mon propre restaurant où je pourrais faire la cuisine et ma femme le service. Je rêve aussi que mes enfants aillent à l'école et aient un bon emploi et surtout que le peuple cambodgien vive en paix et en harmonie."

    Yilchan - Siem Reap - Cambodge 
     

    "Je suis née en 1941 à Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Lorsque j’étais enfant, mon pays faisait parti de la colonie française d’Indochine. Durant huit ans j’ai étudié au lycée français de Phnom Penh où j’ai appris à parler le français. Mon rêve était d’étudier pour devenir infirmière. J’ai quitté l’école à 22 ans pour me marier en 1963 et m’installer avec mon mari dans la province de Kompong Cham où il était médecin. Là-bas nous avons eu deux enfants et nous vivions heureux avant qu’en 1975 les Khmers rouges prennent le pouvoir. Comme tous les cambodgiens, nous avons été forcés de quitter la ville et contraints à travailler dans les campagnes. En 1977, le régime de Polpot a fait tuer mon mari et mes deux parents car ils étaient trop instruits. Moi, j’ai dû me cacher à la campagne et surtout faire très attention que personne ne sache que je parlais français car c’était considéré comme un crime passible de la peine de mort. Je me suis retrouvée seule avec deux enfants et la vie a été très dure pour nous. Je les ai éduqué tant bien que mal et ils ont aujourd’hui 50 et 55 ans. En 2004, je me suis installée à Siem Reap où j’ai pris ma retraite grâce au soutien de mes enfants qui m’envoient de l’argent. J’ai désormais 78 ans, mon rêve pour le futur et de vivre paisiblement et d’être en bonne santé. »

    All Posts
    ×

    Cet itinéraire a été créé à l'aide du site Le planificateur de voyages